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ÉCOLE DE MANAGEMENT DE PARIS – GROUPE EFAP Ecole des métiers de la communication
Alexandre - Lifestyle Conseil    

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Alexandre Roth a l’entreprise dans ses gênes. Il n’a même pas attendu la fin de ses études à l’EMP pour se lancer. A 19 ans, il créé Lifestyle Conseil, site de coaching masculin, et vient de publier un livre : « Le kit de l’homme séduisant », aux éditions Leducs. Rencontre avec cet ancien de l’EMP qui n’est toujours pas à cours de projets.

Vous avez créé votre entreprise alors même que vous étiez encore à l’EMP. Faut-il y voir de l’impatience ?
Entreprendre à 19 ans c’était plus qu’une envie, c’était logique. Je n’envisageais pas mon futur en tant que salarié. Je voulais créer une entreprise et un métier, dans une démarche d’indépendance, financière notamment. C’est-à-dire faire en sorte que le temps de travail ne soit pas proportionnel au gain, travailler mieux et donc moins pour gagner plus. C’est cette stratégie que je développe.
C’est dans la même otique que j’ai choisi d’étudier à l’EMP. Lorsque j’étais en faculté, je me suis rendu compte qu’il me manquait une dimension pratique. J’avais envie de concret.

Lifestyle-Conseil.com est une société de coaching pour les hommes. Vous surfez sur la tendance ?
C’est d’abord venu de réflexions personnelles sur la psychologie sociale, l’influence, la manipulation, les rapports hommes/femmes, le développement personnel. Ce sont des interactions auxquelles je m’intéresse depuis que je suis très jeune. J’ai très vite intégré diverses communautés sur Internet et au fur et à mesure on acquiert une vraie expertise. Puis on m’a demandé d’accompagner certains hommes en séance de relooking et de coaching et, de fil en aiguille, j’ai mis en place mon site Lifestyle Conseil. C’était une démarche naturelle : l’idée n’était pas d’investir une niche mais plutôt de réussir à gagner de l’argent grâce à une passion.

Vous apprenez donc aux hommes à séduire. Comment vous êtes-vous fait une clientèle ?
A travers le site Internet, on montre déjà au client potentiel ce que l’on sait faire, avec des articles, des passages médias et la communauté active.  Et ensuite il y a une approche ouverte et individuelle : nous ne sommes pas là pour juger ou faire culpabiliser les hommes mais pour les aider dans leur démarche personnelle. Quelle qu’elle soit : être plus à l’aise en société, trouver LA femme ou se remettre d’une rupture par exemple. Je propose donc du conseil, des formations en ligne (vidéos, coaching, séminaires audios) et des livres numériques.

Y a-t-il dans notre société une crise de la masculinité ? 
Je ne sais pas si on peut parler de crise de masculinité… Mais une chose est sûre, et on le constate dans notre atelier, les hommes ont une peur qu’on retrouve aussi dans leur éducation : la peur de l’échec. L’erreur est blâmée en France, on n’a pas le droit de se tromper, de dire « je ne sais pas ». Des hommes se sont enfermés dans ces croyances néfastes, et n’osent plus aborder quelqu’un ni faire le premier pas. C’est sur ce point que Lifestyle Conseil apporte son savoir-faire.

Vous venez aussi de publier un livre, « le kit de l’homme séduisant ». Qu’y apprend-on ?
Lifestyle Conseil a maintenant trois ans. Dans ce temps, j’ai accompagné plusieurs centaines d’hommes, j’ai participé à des séminaires, assisté à des conférences. Ce livre est un peu la synthèse de tous ces contenus, de toute cette expérience que je voulais proposer de la manière la plus accessible possible pour que chacun ait sa chance dans son propre développement. Il faut savoir que dans tous les secteurs, une séance de coaching coute à peu près 100€ de l’heure. C’est une manière de démocratiser notre enseignement.

Avez-vous d’autres projets ?
J’ai un nouveau site, alexandreroth.com, où je mets en ligne des réflexions et des articles sur la gestion médiatique, pour les entreprises ou en personnal branding. Ce sont des conseils médias destinés aux entreprises pour connaitre les erreurs à ne pas faire. Lors du tournage d’un reportage, il ne se passe pas cinq minutes sans qu’il y ait un piège, une tentative de détourner les propos… Cela peut intéresser les jeunes entrepreneurs et d’autres de manière ponctuelle car si l’on gère mal les médias, on peut aussi bien couler que défendre sa boite en un rien de temps.

Est-ce facile d’entreprendre en France ?
Je suis un web entrepreneur donc je n’ai pas les inconvénients habituels. Je n’ai pas de bureau, pas d’employé, pas de frais particuliers. La seule contrainte que j’ai, ce sont les frais d’imposition mais c’est la règle du jeu. Ce n’est pas non plus un eldorado. Il faut absolument une idée rentable et sans trop de concurrence. Il n’y a que 5% des blogueurs qui gagnent de l’argent de manière régulière. Donc il faut une stratégie en béton armé. L’EMP m’a aidé : j’y ai appris à identifier un marché, à me positionner par rapport à la concurrence, à établir un business plan. Il est cependant nécessaire de continuer à se former. Il n’y a pas un jour depuis que je suis diplômé où je n’ai pas consulté un site spécialisé pour me tenir à jour et me perfectionner.

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Propos recueillis par Tristan LAVIER


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