Rencontre avec Hubert Kratiroff, directeur général d’Ad’valorem et intervenant à l’EMP en marketing.
D’abord diplômé de l’ESLSCA en 1982, puis d’un MBA marketing strategy à l’université d’Ashridge, Angleterre, en 1989, Hubert Kratiroff obtient un diplôme de 3ème cycle en Marketing Industriel, au CNAM (DESS) en 1992. Avant de fonder sa société, Ad’valorem, Hubert Kratiroff a été chef de produits, puis chef de marché sur les produits de grande consommation (Beecham Smithkline, hygiène-beauté et cosmétique). Il intègre ensuite la Banque Populaire en tant que responsable marketing, avant de devenir directeur marketing-communication Europe dans l’industrie chez Bekaert, puis directeur marketing de Geyer (Limonaderie Lorina). Aujourd’hui, il partage son temps entre sa fonction de directeur général chez Ad’valorem et ses interventions au sein de l’EMP.
Depuis combien de temps, et quelle(s) matière(s) enseignez-vous au sein de l’EMP ?
J’enseigne depuis 20 ans, à l’EMP mais aussi dans d’autres écoles, à savoir HEC et Sup de co Marrakech. En ce qui concerne l’EMP, j’enseigne le marketing et la création d’entreprise aux 3ème et 4ème année, je dispense également des cours pour les MBA.
En moyenne, l’enseignement me prend 20% de mon temps, cela peut varier selon les périodes.
Si vos étudiants à l’EMP ne devaient retenir qu’une seule chose de vos cours ?
Pour les étudiants en 3ème année, je dirais que la chose à retenir est le plan de marketing. Il faut savoir pleins d’autres choses évidemment, mais savoir rédiger un plan de marketing me semble être un des éléments les plus importants.
Pour les étudiants en 4ème année c’est plus difficile car les cours s’articulent autour d’études de cas réels et dans divers domaines. Il s’agit plus d’une formation professionnelle que de simples cours.
Quel(s) conseil(s) donneriez-vous aux élèves ?
D’être présent en cours. Avec le développement du digital, certains élèves s’imaginent pouvoir trouver tous les cours sur internet, sur Wikipédia ou même sur d’autres sites comme Itunes U qui est une version d’Itunes regroupant de nombreux cours d’Universités essentiellement anglophones. D’être attentif également, il ne suffit pas de venir en cours, faire acte de présence comme on dit, pour tout retenir. Un grand nombre d’étudiants utilisent leur ordinateur pour faire autre chose que noter le cours, je pense à Facebook notamment. En effet, certains commentaires fait durant le cours ne figurent pas forcément sur le powerpoint, support du cours. Et les commentaires sont importants.
Un autre conseil, il est important d’avoir un esprit critique. Il faut engager un dialogue avec le professeur, débattre sur les commentaires fait par le professeur. Les bons élèves sont ceux qui se posent des questions.
Parlons maintenant de votre société, Ad’valorem. Quand avez-vous décidé de créer cette société, et quelles difficultés avez-vous rencontrez ?
J’ai créé Ad’valorem en 1992, c’est une société qui produit de nombreux services allant de la formation de vétérinaires aux conseils en marketing. L’un des principaux services est la création de logiciels spécialisés dans la gestion d’archives médicales, c’est ce qu’on appelle des progiciels intégrés. Ces logiciels sont vendus sur appels d’offres, et coûtent entre 25 et 50 000 euros.
Portrait chinois :
Si vous étiez…
Un livre : “Mort à crédit” de Céline, pour le titre, le thème et le style de l’auteur.
Un film : La saga “La vérité si je mens”, parce qu’il y a des notions de marketing et pour les répliques cultes.
Une chanson : “Politiquement correct” de Bénabar, pour le refrain qui recoupe avec la notion d’esprit critique à laquelle j’ai fais allusion.
Un animal : Un chat, pour sa beauté fascinante.
Une couleur : Le orange, qui est ma couleur fétiche. En revanche, je n’ai jamais voulu utiliser cette couleur dans mes projets, choix trop personnel.
Propos recueillis par Agathe Verguin (EFAP 2)
EMP • Ecole de Management de Paris



EMP Mag'
